Me couper à la cigarette. Fumer mon cutter. Avaler le plastique de la boîte. Dans ma tête, depuis trop et tellement de jours Des souvenirs si pesants, si lourds Je suis incapable de regarder le passé Sans d'un coup me mettre à pleurer. Je n'arrive plus à vivre en regardant devant Ce que je croyais loin derrière, si présent Doucement, comme une fleur fânée Ma mémoire commence à me rappeler. Les contours. De ton visage. De notre maison. De nos habitudes. De notre vie. Explosée. En mille morceaux. Mon coeur, meurtri Notre histoire, anéantie. Ou sont passés les projets Dont on parlait, dont on rêvait ? L'hopital. Le retour. Toi, ma peur viscérale de te revoir. Toi, loin aujourd'hui. Surement dans une autre vie. Je suis devenue sourde A toute forme de douleur. Petit fille, je suis gourde D'essayer de réparer mon coeur. Dans la chaleur et la peur de la nuit Je me retrouverais ce soir dans mon lit A parler avec les fantômes de ma vie Avec l'angoisse dont je me nourris. Réponds moi. Réponds moi docteur. Je ne sais pas combien de temps ma tête, Arrivera à se mentir, croyant que tout va bien. Je ne sais pas quand la défaite S'incrustera dans la paume de mes mains. Je me griffe sur les graviers Je découpe les coloriages sur ma peau A défaut d'avoir du papier J'écrirais une jolie fin dans un verre d'eau. Me brûle l'angoisse... m'étouffe.
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18/11/2009 - Innocences.
Le vent n'est ni froid, ni chaud. Dehors, je n'entends pas les oiseaux. Dans mes oreilles, le bruit de l'eau, Il fait sombre dans mon bateau. Je suis partie ce matin Si tôt, dans le bruit d'un rien Le monde endormie m'a pris la main Pour m'emmener sur le chemin. Je n'osais à peine respirer De peur de réveiller Le monde complètement noyé Dans cette lumière étrange, inexpliquée. Assise sur le trottoir, ma cigarette se perd Dans une volute de fumée, oui j'exagère Promis, celle-là sera la dernière. Ou l'avant dernière... Tout semblait si irréel Je me suis trouvée belle Dans un ensemble de choses parfaites, là Ou le jugement, l'appréciation n'existent pas. Le temps d'une respiration D'un souffle dans le cou J'ai aimé la sensation D'aimer vivre, d'un coup. Tout s'est effondré dans l'angoisse Qui a suivi mon petit bonheur Mais jamais je ne me lasse De regarder le monde dans ses belles heures. Dans une lumière d'apocalypse à venir J'ai fermé les yeux, espérant fort Que le monde s'écroule, sans se détruire Et que sans le savoir, mon corps soit mort. Pour ne plus vivre qu'avec mon âme, mon sourire Sentir la chaleur dans un coin de mon esprit Etre libérée de la chair qui ne fait que me salir Et n'exister que dans l'idée d'une pensée à venir. Prenons soin de nous. Prenez soin d'eux. Nous ne savons pas de quoi Demain sera fait. Alors reste là , avec moi C'est parfait.
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17/11/2009 - Massive Attack
Première note, c'est un Korg, je pense. J'en suis même sure. Le son m'embrase, les basses secouent mon coeur dans tous les sens. Le rythme lancinant est une couverture de chaleur, douceureuse transe qui m'emporte. Passe une première heure ou ma tête s'enfonce dans les méandres d'une musique lourde, pesante. Je n'ouvre pas les yeux, l'odeur et la fumée du shit allumé à côté de moi enivre mes sens, elle fume à s'en rendre malade, perdue dans une sorte de nuage vaporeux. Je reconnais cette chanson. Je l'ai tellement écouté. Je veux voir l'artiste, le regarder jouer sur son piano. Et le choc me tape sur la tête. Derrière les musiciens, sur le mur. Des centaines de mots qui défilent. Comme à leur habitude. Mais je n'y étais pas préparée. Torture, sang, viol, cicatrices, silences, je te prendrais, je te briserais. Capuche, absence, silences, muette, peur, frayeur. Torture, torture, sang, viol, abusée, viol, torture... Défilent sur des lettres lumineuses dans tous les sens. Mon coeur s'enflamme d'un coup. Happée, digérée par ces écrits qui ne sont pas de moi. Me voilà face à ma vie, face à ces mots, qui ne sont pas de moi. Qui ne sont pas de moi. Mes mains s'accrochent à mes bras. Je ne m'en rends pas compte, pas encore, mais je viens d'enfoncer mes ongles dans la peau. Les bords de mon bracelet d'argent s'enfoncent dans la chair, laissant derrière eux des traînées rouges, des griffures qui laisse suinter ma peau. S'écoule tout doucement le trop qui ne sort jamais assez. Et j'entends. Mon prénom. Prononcé trois fois. Je croyais que c'était lui. Pourtant non. Cette voix sort de nul part. Je ne sais pas qui m'apelle. Je me sens observée, plus tranquille. La sérénité macabre de l'instant me quitte. D'un coup, ma force me quitte. Mes bras tombent, s'échouent le long de mon corps. Et viennent caresser mes hanches. Je sens la peau, la chair. Outrancière. Intruse. Je suis en colère. Il ne m'a pas laissé finir. Saigner jusqu'à la paix de l'âme. Je ne sais plus, ensuite. Je ne me rapelle pas. J'ai fait mon plus beau sourire. Ecorchée vive, dans une foule trop nombreuse. Fais semblant, comme toujours. Et je m'en suis sortie. Vivante. Sérieusement ? J'aurais voulu y rester, couchée sur le sol de la salle de concert. Piétinée par l'ignorance de tout ce monde, qui ne m'aurait pas vu, et qui aurait marché sur moi, me délivrant de cette prison ou mon esprit est en train de mourir. Torture....
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15/11/2009 - Love actually.
Petit gariguette, Qui a mal ce soir au coeur de la tête A peine 48 heures loin de toi, Et tu me manque, trop je crois. Sur un semblant de piano Qui résonnait dans ma tête Je t'ai regardée, les yeux plein d'eau Tu es belle ma J...... Après ces deux jours impossibles Ce voyage que je croyais infaisable En sautant dans les flaques, inaccessibles Il y avait toi, moi, elle, nous, indémodables. Les rencontres n'en finissent de me passionner Après des jours, des mois, même des années C'est un bonheur de constater Que rien n'a jamais changé. Il y en a tellement qui m'ont déçu Tellement qui me blesseront encore Mais au milieu de ces cicatrices que j'ai tu Mes amours, au coeur d'or. Merci à ceux qui ont su comprendre Que ce n'est que ma douleur qui m'éloigne de vous Mais que mon coeur n'aspire qu'à vous apprendr Que je vous aime, par dessus tout.
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12/11/2009 - Tu vas te taire oui ?
J'AI MAL. STOP. Tu vois pas ? Tu vois rien ? Toi, et toi, et vous aussi. Vous ne voyez pas que je ne tiens pas le coup ? Que je m'effondre ? Bordel, il vous faut quoi ? Mon suicide dans un plateau de fruits de mer ? Entre des huitres et une langoustine pour apporter de la finesse à tout ça ? Des appels par centaines, des reproches, des réflexions. Des conseils, des "moi j'aurais pas fait comme ça". Ok je vous la laisse ma vie. Faites comme bon vous semble. Moi j'en veux plus. Vous me faites mal. Et je dois sourire de votre présence. Bravo. Je suis une belle conne.
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